Coup de cœur, Historique, Young Adult

L’Oiseau et la lame, dépaysement garanti dans ce roman d’exception

1279. Tandis que l’empire mongol s’étend inexorablement, la jeune Jinhua est réduite en esclavage et, désormais orpheline, se retrouve au service du kahn Timur et de ses fils. Le jour où la cité est attaquée par une tribu ennemie, Jinhua n’a d’autre choix que de fuir avec le khan et son plus jeune fils, Khalaf, le seul héritier survivant.

Pour sauver sa lignée, Khalaf a un plan : aller à la rencontre de la princesse Turandokht, fille du grand Khan qui a juré d’épouser l’homme qui répondrait à trois de ses énigmes. En cas d’échec, Khalaf sera exécuté.

Alors que Jinhua se rapproche de Khalaf et tombe peu à peu amoureuse de lui, elle craint de plus en plus l’arrivée devant Turandokht. La princesse pourrait signer l’arrêt de mort de Khalaf, mais aussi révéler les secrets que cache Jinhua…

Avec la vie de Khalaf en danger, Jinhua doit prouver son courage, même si cela implique de sacrifier ce qui lui est le plus cher.

Si le Khan Timur nest pas encore mort, c’est parce qu’il a une chance incroyable. Si le prince Khalaf n’est pas encore mort, c’est parce qu’il est courageux au-delà de tout. Moi, si je ne suis pas encore morte, c’est parce que j’étais en train de chanter dans un arbre comme une idiote.

Bonjour les lunars, on se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique, une chronique promise depuis longtemps et qui me tenait particulièrement à cœur, parce que L’Oiseau et La Lame fut un gros coup de cœur, parce que j’aimerais que la terre entière lise cette pépite qui n’a clairement pas eu le buzz qu’elle méritait.

Premièrement, arrêtons-nous sur la couverture absolument somptueuse concoctée par Albin Michel. Elle représente à merveille ce roman et je pense qu’aucune autre couverture n’aurait pu être plus appropriée que celle-ci.

Après ce moment de superficialité, passons au vif du sujet.

Comme vous avez pu le lire dans le résumé, l’histoire se passe au XIIIe siècle et a comme décors l’Empire Mongol et autres tribus d’Asie. C’est l’un des points que j’ai le plus aimé, l’originalité du roman, de part son contexte historique et géographique. Pour ma part, je n’ai pas lu ou vu de roman YA qui se passe à cette période et clairement j’ai énormément aimé ça. L’autrice s’est beaucoup documentée et ça se sent. On en apprend énormément sur le contexte géopolitique de l’époque, les us et coutumes des clans etc. Cependant, le roman prend quelques libertés et tout n’est pas inspiré de faits réels. Autre point très sympathique, l’autrice nous explique ses inspirations à la fin de l’ouvrage et c’est très intéressant.

Outre le contexte que j’ai trouvé saisissant et très riche, j’ai beaucoup aimé les personnages. Pourtant, Jinhua n’est pas la protagoniste la plus charismatique que j’ai pu rencontrer, mais il y a ce petit quelque chose en elle qui m’a séduite. J’ai aimé que ce soit un personnage beaucoup plus fort qu’on ne le croit et qu’elle ne le croit elle-même. Le récit est vraiment centré sur elle, mais j’ai également beaucoup apprécié le khan & Khalaf (bon surtout Khalaf je l’admets)

Que ce soit le contexte, l’histoire ou les personnages, absolument tout m’a plu, et je n’ai strictement rien à redire sur ce roman, si ce n’est peut être la fin, que j’aurais voulue autre, mais qui finalement colle parfaitement au reste du roman.

En bref

L’Oiseau et la Lame m’a bouleversé, m’a retourné le coeur et l’a brisé. Encore maintenant, alors que cela fait des semaines que je l’ai lu, je ne cesse d’y repenser, encore et encore. C’est un texte magnifique écrit d’une plume fluide et divine, et je ne peux que vous inviter à lire cette merveille. Vous n’en ressortirez peut être pas indemne, mais vous aurez la certitude d’avoir lu un roman d’exception.

Cette chronique n’est absolument pas à la hauteur de ce que je ressens pour ce livre, mais je ne peux faire mieux je suis désolée, je n’arrive tout simplement pas à mettre des mots sur mon ressenti, tant celui-ci fut intense. J’espère vous avoir donné envie de lire ce roman, parce qu’il en vaut le coup.

  • L’Oiseau et la lame – Megan Bannen – Albin Michel – Paru le 27 février 2019 – 18.50€

2 réflexions au sujet de “L’Oiseau et la lame, dépaysement garanti dans ce roman d’exception”

  1. Merci Anaïs j’attendait beaucoup cette review.
    J’avoue que pour moi les couvertures sont très importantes aussi. Par exemple American Royals ne me dit pas du tout malgré tout le bien que tu en as dit et je sais que c’est avant tout à cause de la couverture.
    Ce livre me fait un peu penser au clan des otori de Lian Hearn.
    Je le met de ce pas dans ma WL (il y était déjà en fait!)

    Aimé par 1 personne

    1. Elle était très attendue cette chronique, et même moi j’avais énormément envie de la faire, mais les mots ont été difficile à trouver donc ça a un peu traîné 🙈

      Ah mince, j’avoue que j’aime beaucoup la couverture d’American Royals, mais c’est très personnel en effet 🙈

      Maintenant que tu le dis, oui en effet, pour le contexte historique, ça peut se ressembler en effet ☺

      Aimé par 1 personne

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