Fantastique, Steampunk

La Dernière Geste, Tome 1

Depuis des siècles, les Humains traitent les fées, créatures magiques dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux.

L’alliance du Royaume de France, de l’Empire du Japon et du Sultanat Ottoman se partage désormais l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Ces féroces aristocraties oppriment leurs peuples et écrasent dans le sang toute révolte, qu’elle soit humaine ou féerique.

En choisissant les dangers de la liberté plutôt que la soumission aux règles de sa caste, la princesse Nekohaima Yuri va se forger ses propres valeurs et bientôt, mettra en péril la plus grande puissance du monde.

Au cœur de cette métamorphose, une amitié très improbable…

– De l’amitié entre un homme et une femme, sans le moindre… pardonnez-moi, mais je ne suis pas certaine que cela soit possible.

– Si vous voyez en quelqu’un un homme ou une femme avant d’y voir un être humain, peut-être. Si vous le considérez comme un individu à part entière, tout devient différent. Mais beaucoup de gens pensent comme vous. Trop de gens. À réfléchir en termes de sexe et de genre, ils ne voient plus que ça. Tout comme ils voient les gens comme leur propriété. Ma femme, mes enfants… Parfois, ça me donne envie d’être une Selkie, vous savez. Les Selkies ne possèdent rien, et surtout pas les autres. Elles ne connaissent pas la jalousie, puisqu’elles ne connaissent pas l’appartenance.

  • Diversité: Pp japonaise, ps gay, ps non-genré

J’en attendais vraiment beaucoup de ce titre dont j’entends énormément de bien depuis des années et notamment d’un de mes amis qui adore cette série. A l’occasion de la sortie de l’édition « semi-poche » à 10€ du premier tome et de la venue de l’autrice aux Imaginales 2021, je me suis laissée tenter et il était temps que je le sorte de ma PAL avant qu’il ne prenne la poussière comme tant d’autres.

Ce fût une bonne lecture, même une très bonne vers la fin du roman mais ce n’est pas le coup de cœur attendu. Je me faisais une idée différente de ce roman et de ce que j’allais trouver dedans. Je m’attendais à une course-poursuite, de l’action, des révélations en cascade, des combats bref quelque chose de vraiment dynamique et je pense qu’il faut le dire, il s’agit plutôt d’un huis clos dans ce premier tome, on pose les bases, on présente les personnages, on prend son temps pour nous plonger dans cet univers.

Et Dieu, quelle plume magnifique, c’est peut être ce que j’ai préféré dans ce roman, cette plume toute en nuance, en poésie, en image. Je crois que je n’avais rien lu de tel depuis Pierre Bottero et je peux vous dire que c’est un sacré compliment.

Il y a des thématiques très intéressantes dans ce roman, comme les questions de genre par le biais d’un personnage, l’homosexualité, l’amitié homme-femme, autant de sujets que je ne m’attendais pas à trouver ici et qui m’ont ravie, j’ai beaucoup aimé le propos de l’autrice, sa façon si simple et pourtant si juste de parler de tout ça.

Mais alors, pourquoi je n’ai pas eu le coup de cœur pour cette histoire ? Premièrement, comme je l’ai dit, je m’attendais à quelque chose de plus dynamique pour le récit, deuxièmement, les chapitres longs sont toujours une horreur pour moi, surtout que j’ai entamé celui-ci juste après La Ville sans Vent T.1, autant vous dire qu’il m’a fallu une énorme volonté pour ne pas qu’il me tombe des mains. Et troisièmement, il m’a fallu beaucoup de temps pour apprécier l’univers et surtout m’attacher aux personnages, notamment Yuri, la protagoniste principale. C’est une jeune femme qui est habituée à être traitée avec tous les égards dû à son rang, elle est habituée à un certain luxe et en refusant tout cela, elle va devoir remettre en question nombres de ses préjugés et certitudes et il y a vraiment une évolution dans ce personnage, mais parfois elle a des réflexions qui donnent envie de la baffer. C’est intéressant d’en avoir fait un personnage si détestable par moment mais il est vrai que j’ai eu du mal à m’attacher à elle tout le long du roman.

En bref

C’est un bon premier tome, pas celui auquel je m’attendais mais ça reste une belle lecture et quelle plume !

  • La Dernière Geste, premier chant: Dans l’ombre de Paris – Morgan of Glencoe – Naos – Paru le 20 septembre 2019 – Disponible en grand format à 17,90€, 10€ pour le semi-poche et 7.99€ pour l’ebook

2 réflexions au sujet de “La Dernière Geste, Tome 1”

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